Pierre Fleury

Quand l’art équestre devient poésie !!!


 

La passion de Pierre Fleury pour les chevaux a débuté dès son plus jeune âge. « J’ai commencé à monter à cheval à l’âge de 4 ans, dans une famille passionnée de chevaux et de saut d’obstacles. Adolescent, mon père a fait l’acquisition de deux chevaux pour l’attelage, Nessy et Nelson, de race Highlands et âgés de trois ans, qu’il voulait travailler en paire. » Le jeune Pierre commence alors le travail à pied « J’ai été transporté par ce travail et cette relation naissante avec Nessy et Nelson, et c’est au détour d’un stage éthologique que j’ai vraiment eu le déclic. J’ai compris que je voulais travailler les chevaux dans ce sens-là, proche d’eux, j’ai développé avec eux une relation exclusive, particulière, pour ne pas dire connectée.» L’adolescent grandit, mûrit, ose « Je n’ai pas eu de coach professionnel. Tout ce que je réalise, je l’apprends seul. Je me lance des défis, tente de les relever en restant toujours proche de mes compagnons. Bien sûr, je me tiens informé de ce que font les autres artistes, mais c’est surtout avec mes chevaux que je trouve les solutions. Nous sommes en parfaite osmose. »

De la poste hongroise aux tandems en passant par des numéros en binômes, Pierre Fleury joue avec ses chevaux comme un poète avec les mots. La magie opère à tel point qu’en 2009, la Présidente de la race Highland le contacte pour l’inviter à présenter deux numéros à l’occasion du Championnat de France, au Haras du Pin. « J’ai construit mes numéros avec le temps, en faisant attention à mes chevaux, à leur ressenti aussi. Le public m’a beaucoup soutenu ce jour-là. J’ai compris que je pouvais 

Les chevaux de Pierre Fleury

 

Pour Pierre Fleury, la sélection de ses chevaux de spectacle ne se limite pas au tempérament de l’animal. « La race des Highland est plutôt une race facile à travailler. A mes débuts, mes choix se basaient essentiellement sur des jeux de couleurs, mais aussi sur des tailles équilibrées pour que je puisse me tenir debout en équilibre sur leurs dos ».

D’autres critères sont ensuite entrés en ligne de compte telle la sélection de chevaux plutôt « verts ». « Je cherche des partenaires qui n’ont pas encore connu de dressage particulier, qui sont de fait « neufs » mentalement, physiquement, et qui n’ont pas forcément connu de relation avec l’homme. C’est plus facile pour les faire évoluer. »

Après une semaine de tests, généralement l’équipe d’artistes s’étoffe. « Si aujourd’hui, mon nom de famille s’exporte à lui seul à l’international, ce sont avant tout mes chevaux et notre relation étroite qui restent la clé du succès de nos numéros ».

                 Xénor                                          Azur                                            Nelson

                  Nessy                                              Xénou

                     Ulane